Notre histoire

YFU dans l'histoire...

A la suite de la Seconde Guerre Mondiale, plusieurs initiatives conjointes se firent jour en 1951 aux Etats-Unis, en Allemagne, quelques années plus tard au Japon et au Mexique avec la conviction qu’un programme d’échanges internationaux de jeunes lycéens pourrait contribuer substantiellement à la fois à la construction d’un monde plus raisonnable, plus coopératif et pacifique, et à l’épanouissement de ses participants. Ces initiatives furent encouragées et soutenues financièrement par les autorités politiques.

L’un de ces échanges allait donner son nom, Youth For Understanding (la jeunesse au service de la compréhension mutuelle), à l’organisation éducative sans but lucratif fondée en 1964 aux Etats-Unis, puis au réseau international développé par les associations YFU d’une cinquantaine de pays qui l’ont rejoint par la suite.Très vite, le réseau fit le choix de séjours longs, au cours desquels des jeunes de 15 à 18 ans vivraient une année dans une famille d’accueil bénévole et suivraient l’enseignement de l’établissement scolaire local.

Dès son origine, YFU posa en principes :

  • Le refus de toute discrimination fondée sur la culture, la langue, l’origine sociale ou ethnique, la religion, le sexe.
  • Le développement de compétences et de processus de compréhension entre les cultures, de voies de résolution de problèmes entre les individus et les groupes de cultures différentes.
  • La construction de la capacité de faire des choix inspirés par le bien commun, l’esprit d’ouverture aux autres nations et cultures.
  • La préférence pour la décision par la recherche d’un consensus où s’exprime le respect mutuel.
Rachel Andresen, fondatrice de l'association YFU

Sur ces fondements, le réseau YFU s’est développé en restant à l’écoute du monde.


L’organisation s’inscrit dans le temps long. Elle a conservé son idéal mais a fait évoluer ses
méthodes et ses pratiques en lien avec les changements sociaux et politiques jusqu’à
aujourd’hui :

Dès la chute du Mur de Berlin, des organisations nationales sont nées dans les pays
d’Europe de l’Est, avec le soutien des associations européennes existantes : le
développement des échanges intra-européens, comme moyen privilégié d’améliorer la
connaissance et la compréhension mutuelle, de développer l’esprit et la citoyenneté
européens constitue un objectif central des organisations YFU de notre continent. Ces
échanges intra-européens sont environ au nombre de 600 en 2015 – 2016, d’où une
croissance régulière ces dernières années.

Les organisations nationales et les structures de
concertation européennes ont aussi pris en compte les difficultés rencontrées par les cultures
et groupes qui, au sein d’un continent mondialisé, se retrouvent marginalisés et discriminés.

Ces problématiques sont fréquemment traitées par les étudiants d’échange lorsqu’ils
participent par exemple au YESii (Young European Seminar, Séminaire des jeunes
Européens), à la fin de leur année d’échange. Ainsi les étudiants d’échange ont abordé la
question des Droits de l’Homme dans un monde numérique lors du YES 2015, tenu du 29 juin
au 3 juillet, en Allemagne.

Au cours des trente dernières années, le réseau s’est ouvert aux pays et continents émergents (Asie, Afrique, Proche-Orient), pour permettre la créati

A travers cet élargissement du
réseau, c’est toujours le même idéal de contribution à la construction d’un monde plus juste,
plus fraternel et respectueux de chacun qui est mis en oeuvre. Récemment encore, le
rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis a permis d’amorcer un projet de participation de
Cuba à un programme d’échanges.

Depuis sa création, plus de 260000 jeunes ont participé à des programmes d’échanges
internationaux YFU dans le monde.
Aujourd’hui, le réseau bénévole s’entend à plus de 25000
personnes, dont presque 1000 en France.

YFU-France organise seule ou avec d’autres partenaires du réseau des conférences,
séminaires, rencontres nationales, européennes et internationales afin de participer à la
valorisation de la recherche sur l’éducation interculturelle (auxquels sont conviés les
chercheurs, éducateurs et travailleurs de jeunesse) et de faire vivre les idéaux de paix et
d’union entre les peuples.

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